The Walking Dead saison 7: Le nouveau souffle Negan


negan - the walking dead

@AMC

(Critique rédigée avant la diffusion des épisodes 2 et 3 et de la saison 7, ce post ne prend en compte que l’épisode 1 de la saison 7. Rendez-vous en décembre pour un bilan de la mi-saison.)

C‘est peut-être ce qui manquait le plus aux dernières saisons du zombie show: un vrai bon méchant. Même Dallas avait son JR. Or depuis la chute du Gouverneur en saison 4, aucun antagoniste introduit par les scénaristes n’est vraiment parvenu à relever le défi . Les cannibales du Terminus ? « They fucked with the wrong people ». Pete le mari violent ? Un léger contretemps. Les Wolves ? Un amuse-gueule. Les hordes de rôdeurs ? Un élément du décor. Rick Grimes et son groupe de survivalistes chevronnés avaient besoin d’un adversaire à leur taille, ils ont été servis.

Introduit dans le dernier épisode de la saison 6, le personnage de Negan, chef des Sauveurs, ce groupe de pillards et racketteurs qui dicte sa loi aux communautés de Washington, annonce très vite la couleur. Il est puissant, sadique et ne cache pas ses intentions comme l’aurait fait un Gouverneur. L’un des héros doit mourir. Am, stram, gram…Le cliffhanger à l’état pur. Six mois plus tard, The Walking Dead nous revient avec l’un des meilleurs épisodes de la série. Loin de répondre immédiatement à la question que tous se posent, le showrunner Scott M. Gimple relève la tension à petit feu en nous montrant la lente soumission d’un Rick habitué à son rôle de leader face à un Negan d’une cruauté implacable. À saluer la performance d’Andrew Lincoln et de Jeffrey Dean Morgan dans ce quasi huis-clos en camping-car.

Les scènes d’exécution sont particulièrement violentes. Au point de froisser quelques fans et critiques qui ont oublié ce qu’ils regardaient. Une série d’horreur où le gore est une règle dramaturgique. Mais les lecteurs des comics n’oublieront pas qu’AMC offre tout de même une version plus soft de l’œuvre de Robert Kirkman. Certains d’entre eux regretteront peut-être le traitement un poil plus lisse du beaucoup moins vulgaire Negan, passage à l’écran oblige, mais la chaîne câblée a su rendre avec justesse la démence de ce psychopathe.

rick - the walking dead

@AMC

Le premier épisode de la saison 7 renoue avec le mantra de la série: personne n’est à l’abri. Bien sûr les personnages principaux, plus ou moins appréciés des fans, meurent régulièrement. Mais depuis la mort d’Andrea en fin de saison 3, les pionniers de la saison 1 que sont Rick, Carl, Carol, Daryl et Glenn semblaient intouchables, ce dernier échappant même à une mort à priori inéluctable en saison 6. Une simple batte de base-ball aura rétabli la « justice » de cet univers apocalyptique. Plus bas que terre, les héros vont devoir se relever et affronter la nouvelle menace que représentent Negan et ses Sauveurs. Une tension narrative qui n’avait plus vraiment été ressenti depuis la disparition du Gouverneur.

Reste aux scénaristes à prouver que ce n’était pas qu’un soubresaut. Car The Walking Dead est depuis de nombreuses saisons une série d’une lenteur monotone avec des arcs narratifs parfois poussifs (les aventures hospitalières de Beth en saison 5) et un schéma établi trop confortable. Quelques épisodes explosifs au début et à la fin ne compenseront pas éternellement la baisse qualitative ressentie en cours de saison.

 

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